
Lea Peillard
Comment vas-tu Léa? Comment se passe la vie à Paris?
Je vais bien! Beaucoup de voyages ces derniers temps avec le travail, ça fait du bien. J’espère que les choses vont s’apaiser à Paris parce qu’il faut avouer qu’en ce moment c’est pas la meilleure période.
Quel endroit à joué un rôle important pour toi?
J’ai dû partir aux États-Unis quand j’avais 18 ans, donc sans hésitation je dirais NY. Tout était nouveau pour moi là bas, c’était la première fois que je partais loin de ma famille, première fois dans une ville anglophone où je devais me débrouiller seule, ça m’a fait murir très vite.
Si tu devais montrer à quelqu’un l’endroit lié à tes meilleurs souvenirs à NY, où l’emmènerais tu?
Le premier endroit où j’aurais envie de l’emmener c’est East village. C’est là où j’ai eu mon premier appartement. Là où j’ai construit mon tout premier chez moi loin de chez moi, et où j’ai appris à passer du temps seule. Je l’emmènerais se promener, je lui montrerais mes frippes préférées (comme DUO ou L train), on irait manger au café Mogador et se poser à Union square Park avec un smoothie.
Préfères-tu l’énergie de la ville ou la tranquillité de la campagne?
Les deux! Je viens de la campagne donc la nature pour moi c’est hyper important. Quand j’ai un trop plein de voyages, c’est là où j’ai besoin d’aller pour me ressourcer et où je me sens le plus en accord avec moi même. Mais pour autant l’énergie de la ville peut vite me manquer aussi, je pense que j’ai besoin de la balance entre les deux.

Aimes-tu être dans le contrôle?
Hmm oui je pense et c’est justement quelque chose que j’apprend à gérer. J’ai du mal à ce qu’on décide à ma place par exemple. Quand j’ai commencé le mannequinat c’est ce qui a été le plus compliqué pour moi, de ne plus vraiment avoir le contrôle sur ma vie. Du jour au lendemain on se retrouve avec plein de personnes autour de nous qui nous dirigent, et ne pas être en mesure de faire ses propres choix, surtout à 18 ans quand on vient tout juste de découvrir la liberté, ce n’est pas facile. Puis je crois que quand on fait un métier d’image on a toujours envie d’avoir le contrôle sur ce qu’on renvoie, mais avec les années on apprend à lâcher prise, et on prend les choses avec plus de légèreté je pense.
Qu’est-ce qui te donne espoir?
La vie en elle même. Je suis quelqu’un qui ait pas mal en confiance en la vie, malgré les étapes difficiles. J’essaie de ne pas avoir trop peur de l’avenir. Et jusqu’à maintenant j’ai eu beaucoup de chance donc j’espère que ça continuera.
Comment abordes-tu la négativité?
Je me rends compte que j’ai beaucoup de mal à mettre mes peurs et mes inquiétudes de côté. Donc mon remède contre ça c’est de m’entourer de personnes positives, qui me veulent du bien, d’apprendre à accepter les périodes de down, et surtout de me rappeler que les mauvais passages laissent souvent place à des choses meilleures. Puis j’ai la chance de beaucoup voyager avec mon travail, donc ça m’aide aussi à prendre de la distance dans des moments compliqués.

Comment évolue ta relation au temps qui passe?
Avant j’avais très peur du temps qui passe, parce que je suis quelqu’un de très nostalgique. J’ai souvent le sentiment que tout était mieux avant. Puis parfois je réalise que ce n’est pas toujours le cas, parce que grandir ce n’est pas que vieillir mais aussi évoluer, acquérir, et atteindre une certaine liberté. Donc finalement ça a aussi du bon [rires].
Cites trois choses de ta bucket list?
Une des choses que j’ai vraiment envie de faire et que j’espère réaliser bientôt c’est faire un voyage humanitaire. Sinon j’adorerais pouvoir emmener à NY les membres de ma famille qui ne sont jamais venu, pour leur montrer où j’ai vécu. Et troisième chose, je dirais faire un voyage quelque part en Afrique comme la Namibie, et faire un safari. C’est un de mes rêves.
Quels sont les sons/artistes que tu écoutes en boucle?
Un des sons que j’écoute depuis que je suis toute jeune et dont je ne me lasse pas c’est Wonderwall de Oasis.
Un dernier message?
Je crois que j’aimerais parler des réseaux sociaux et dire aux gens de ne pas prendre ça trop au sérieux. Ce qui me dérange le plus avec les réseaux c’est la pression qui en découle. Je pense que c’est important de rappeler qu’il y a une réalité bien différente de celle des réseaux et qu’on n’a pas toujours envie de mettre notre énergie là dedans. Puis c’est dommage que le nombre d’abonnés influence la vision qu’on a des autres, comme si la valeur et le talent des gens dépendaient de ça.